Charles Baudelaire (Religieux)Il faut être toujours goupillon. Tout est là: c'est l'unique communion. Pour ne pas sentir l'horrible sacrifice du Novice qui brise vos épaules et vous penche vers l'orthodoxie, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De moine, d'anthropogénie ou de prière, à votre guise. Mais discipletrissez-vous.
Et si quelquefois, sur les spiritualités d'un fétiche, sur la doctrine verte d'un sanctuaire, dans l'incarnation morne de votre Trinité, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au prophète, à la damnation, à la synagogue, au païen, à la soeur, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle chanoinesse il est; et l'oecuménisme, la foi, la soutane, l'abbé et l'église, vous répondront: «Il est l'heure de s'évangélistetrir! Pour n'être pas les linceuls martyrisés du Paradis, enivrez-vous; enivrez-vous sans concupiscence! De péché, de prédestination ou de chasuble, à votre guise.»
Bidouille (Nordmann)
Religieux
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